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mercredi, 23 avril 2008

Les Etats généraux de la bande dessinée de Lyon

Dans le cadre de la troisième édition du Festival de la Bande Dessinée de LYON, LBDO (Lyon BD organisation) et l'Épicerie Séquentielle (association d'auteurs de BD de Lyon) s'associent pour organiser le 6 juin 2008 les premiers États Généraux de la Bande Dessinée.

L'objectif de cette journée est de permettre aux auteurs d'accéder à des conférences et à des tables rondes sur les différents sujets qui concernent leur activité professionnelle.

Deux représentants du SNAC-BD participeront à cette journée professionnelle.

Pour en savoir plus et pour vous inscrire :

http://www.epiceriesequentielle.com/blog/index.php?2008/04/04/30-les-etats-generaux-de-la-bande-dessinee

 

 

mercredi, 16 avril 2008

Rencontre SNAC-BD / ministère de la culture

Vous trouverez ci-dessous, le compte rendu de la rencontre entre les membres du groupement bande dessinée et la représentante du ministère de la culture.

 

"Suite aux déclarations de madame la Ministre de la Culture, lors du festival d’Angoulême, concernant le statut des auteurs de bande dessinée, le groupement bande dessinée du SNAC, a, par la voix de son délégué général, demandé et obtenu un rendez-vous au ministère.

Le 4 Avril 2008, étaient reçus, rue de Valois, messieurs Charles Berbérian (grand prix du jury du festival d’Angoulême 2008), Julien Blondel et David Chauvel, tous deux membres du comité de pilotage du groupement bande dessinée, et Emmanuel de Rengervé, délégué général du SNAC,.

Leur interlocutrice était Marie-Françoise Audouard, conseillère de la Ministre pour le livre et les archives, et la délégation avait 30 minutes pour lui exposer les problématiques principales des auteurs, autour de leur statut et des sujets afférents.

 

Passées les présentations, le premier point exposé fut celui du statut fiscal de l’auteur de bande dessinée. Nous avons rapidement expliqué le problème principal, celui de l’inégalité de traitement entre le scénariste, assimilé à un écrivain, d’une part, et celui des dessinateurs et coloristes d’autres parts. Le premier peut déclarer ses revenus en traitements et salaires (TS) quand c’est impossible pour les seconds, qui se voient obligés de déclarer leurs revenus en BNC. Les auteurs réclament la possibilité d’avoir le choix, et madame Audouard a reconnu la légitimité de cette demande, tout en répondant que ce n’était, évidemment, pas du ressort du Ministère. Elle nous a dit qu’elle chercherait la personne compétente pour cette question à Bercy, au ministère des finances.

 

Deuxième point abordé, celui de la taxe professionnelle. Il ressort de certaines informations et dossiers que le bénéfice de l’exonération de taxe professionnelle prévu à l’article 1460 3° du Code général des impôts au profit des auteurs n’est pas toujours appliqué également et équitablement à toutes les catégories d’auteurs. L’administration fiscale considère l’auteur comme devant s’interpréter uniquement comme un écrivain publié sous forme de livres. Certains inspecteurs des impôts émettent donc des doutes sur la possibilité pour des coloristes (mais cela pourrait être aussi le cas des dessinateurs) de bénéficier de l’exonération de taxe professionnelle. Cette disposition combinée à la déclaration de revenus en BNC et non en TS pour ces catégories d’auteurs renforce l’attitude éventuelle d’un inspecteur des impôts qui aurait ce type de réponse.

 

Le troisième sujet en discussion était celui de l’argent du droit au prêt, et le fait que certains dessinateurs (affiliés sur le plan de la Sécurité Sociale à la Maison des Artistes, c’est-à-dire dans une caisse qui ne s’occupe en principe pas des droits d’auteur dans le domaine du livre) ne pouvaient prétendre cotiser à l’Ircec (pour la retraite complémentaire, dont les cotisations sont payées, pour moitié, par l’argent du prêt en bibliothèque), notamment lorsqu’ils n’avaient pas commencé leur carrière professionnelle par la bande dessinée.

 

Quatrième point, la formation professionnelle continue. Nous avons fait valoir, arguments à l’appui (le principal était l’avènement du « tout numérique »), la grande nécessité qu’il y avait, pour des gens qui travaillent l’image, à pouvoir bénéficier de la formation continue, au même titre que les salariés. Apprentissage des logiciels, de la façon de créer un site internet ou de se mettre à la couleur numérique, les exemples, ne manquaient pas, y compris pour les scénariste.

 

A cet instant, et pour bien comprendre de quoi nous parlions, madame Audouard nous a demandé quelques chiffres et précisions sur le secteur, le nombre de nouveautés (environ 4500), la part des mangas (environ 40%), la part de la bande dessinée dans le chiffre d’affaire du livre (environ 15%) ou le nombre d’auteurs en France (environ 1500, d’après nous).

 

Nous avons enfin abordé le cinquième point, celui du livre numérique, auquel nous avons finalement consacré le plus de temps. La discussion a porté autour du livre numérique en lui-même, en quoi la bande dessinée était concernée, quels pouvaient être les modes de rémunération envisagés.

Nous avons expliqué que notre soucis principal, tout au moins dans un premier temps, était de négocier avec les éditeurs pour que ces derniers acceptent de dissocier la cession de droit « numérique » du reste du contrat, comme ils le font déjà avec l’avenant sur la cession de droits audiovisuels.

La discussion a porté ensuite sur la difficulté de prédire l’avenir, tant en matière de support technologique, que d’offre, de demande, et surtout de rémunération. Il va être difficile de savoir comment rémunérer les auteurs quand les offres seront de type « portails » ou « abonnement » ou bien quand les recettes proviendront de la publicité, quand les œuvres de bande dessinée, elles, auront servi de support à l’ensemble de ces pratiques.

Madame Audouard a convenu que sur ce point, les auteurs de bande dessinée, que nous représentons, devaient être entendus.

Il se trouve que Bruno Patino a été récemment missionné par Christine Albanel, sur le livre numérique. Madame Audouard nous a dit qu’elle allait lui en parler et que nous serions sûrement contactés pour être entendus par cette « commission ».

Ce fut la fin d’un entretien rapide mais fructueux, cordial, et sur lequel nous avons eu la sensation d’avoir une interlocutrice compétente et à l’écoute.

Maintenant, nous allons nous rappeler au bon souvenir de ses services très rapidement, pour que les suites envisagées soient bel et bien concrètes. Un courrier a d'ores et déjà été envoyé dans ce sens.

Pour le groupement Bande Dessinée du SNAC,

David Chauvel, le 9 Avril 2008".

lundi, 18 février 2008

Stéphane Péru

C'est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès de Stéphane Péru. Auteur et coloriste, il s'était imposé aux côtés de son frère Olivier comme une valeur montante des éditions Soleil, et venait d'accomplir un de ses rêves d'enfance en rejoignant Marvel sur de nombreuses séries.
Stéphane nous a quitté à l'âge de 26 ans. Nous tenons à lui rendre hommage, et adressons toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches.

lundi, 14 janvier 2008

Édito 2008

Nous ne pouvions commencer cette nouvelle année sans dresser un premier bilan de nos activités , dix mois après la création du groupement Bande dessinée au sein du SNAC.
Vous êtes à ce jour plus d'une centaine d'auteurs, scénaristes, coloristes, dessinateurs, de tous les horizons éditoriaux, à nous avoir rejoint pour défendre les intérêts de tous les auteurs, dans un esprit de solidarité.

Nous avons pu ainsi intervenir pour défendre les intérêts de tous les auteurs qui nous ont sollicités auprès de tous les interlocuteurs nécessaires (ce qui inclus tous les éditeurs, sans aucune réserve) et il va de soi que nous continuerons à travailler dans cet esprit.

Des médiations, qui ont permis discrètement mais avec efficacité de résoudre les difficultés financières ou contractuelles de plus d'une quarantaine d'auteurs,en passant par les premières réunions de travail avec nos partenaires institutionnels (ministère de la Culture, Syndicat National de l 'Edition), sans oublier le contentieux plus médiatique entre les éditions Casterman/KSTR et les auteurs de « Vilebrequin », les chantiers n'ont pas manqué.
Sans vos adhésions, sans le soutien et l'appui des autres groupements du SNAC, sans la disponibilité, l'expérience et le travail de ses permanents , nous n'aurions pas eu les moyens d'agir à chaque fois que cela fut nécessaire.

Tout n'a bien entendu pas été réglé d'un coup de baguette magique depuis la création de notre groupement. Il nous faudra du temps pour acquérir plus d'expérience, être encore plus opérants, faire que chaque auteur connaisse  ce nouvel « outil syndical » et n'hésite pas à s'en saisir,  apprendre à travailler avec nos partenaires, donner plus d'ampleur et de poids à notre parole collective pour mieux défendre les intérêts de notre profession.

L'année à venir nous permettra d'avancer encore un peu plus dans tous ces domaines, mais nous ne bouderons pas notre plaisir et notre satisfaction de voir que notre mobilisation porte déjà ses fruits.

Nous vous souhaitons une excellente l'année 2008 ,et vous invitons  à découvrir ci dessous le « Bilan d'activités 2007 » : vous y trouverez, dans le détail, ce que cette mobilisation, votre mobilisation, a d'ores et déjà permis de réaliser lors de l'année écoulée.

Le comité de pilotage.

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